Le benchmarking est une pratique commune et instinctive, et sa formalisation a de nombreux bénéfices dans le cadre de la gestion d’une entreprise, quelle que soit sa taille.

Qu’est-ce que le benchmarking ?

Le benchmarking consiste comparer son entreprise à des acteurs similaires, afin de mettre en évidence des points d’amélioration, et à identifier des méthodes différentes et mieux optimisées chez les concurrents, afin de les adopter et ainsi augmenter ses performances.

Le benchmarking est donc quelque chose d’assez naturel, si on le présente en d’autres termes : chacun, dans la gestion de son entreprise, essaye d’être au fait de ce qu’il se passe chez les concurrents : est-ce qu’ils utilisent les mêmes produits ? Est-ce que leur politique de prix est similaire ? Ont-ils plus ou moins de salariés ? Ce sont tout autant de questions auxquelles le benchmarking veut répondre.

Mais il s’agit ici d’aller une étape plus loin, et de ne pas concevoir le benchmarking comme un simple exercice de pensée ayant une importance moyenne, mais au contraire, d’en faire une priorité et de formaliser le processus.

Robert Camp, précurseur du benchmarking qu’il a implémenté chez Xerox, définit ce dernier comme :

« Le benchmarking est la recherche des méthodes les plus performantes pour une activité donnée, permettant de s’assurer une supériorité »

(Robert Camp, 1992)

Robert Camp

Comment pratiquer le benchmarking ?

La mise en place du benchmarking va beaucoup nous rappeler celle de l’intelligence économique, dont il est une sous-discipline. Il s’agit ainsi de suivre les étapes suivantes :

  1. Analyse interne : diagnostic de l’état actuel de l’entreprise, et des points à améliorer.
  2. Récolte d’information : acquisition de données sur les es performances et les méthodes des entreprises similaires sélectionnées.
  3. Analyse de l’information : analyse des différences entre l’entreprise et les sociétés sélectionnées afin d’identifier des ‘best practices’ et les méthodes les plus efficaces.
  4. Préparation d’un plan d’action : sur la base des analyses effectuées, il faut déterminer comment mettre en place les méthodes les plus performantes dans sa propre entreprise, ce qui demande de tenir compte de toutes les spécificités de cette dernière.
  5. Implémentation des recommandations.
  6. Itération : le processus doit être évalué, ajusté, et peut être itératif, ce qui permet de suivre l’évolution des entreprises similaire sélectionnées.

Et les TPE-PME dans tout ça ?

Comme le processus décrit ci-dessus le laisse suggérer, le benchmarking peut être un processus très lourd, demandant des ressources significatives en termes de compétences et de moyens financiers. Sous cette forme, il est donc inaccessible aux plus petites entreprises qui ne peuvent pas se permettre de consacrer un tel effort au benchmarking.

Cependant, des solutions automatisées et des outils en ligne permettent de pallier ce manque. Grâce à l’ouverture des données publiques (loi Macron 2014), de plus en plus de données sont accessibles en ligne par des acteurs spécialisés, qui peuvent ensuite les analyser et les proposer aux petites entreprises.

Atometrics s’inscrit dans ce mouvement, et agrège un grand volume de donnée provenant de multiples sources afin de produire des analyses mettant en évidence les points faibles et les points forts des clients.

Atometrics va plus loin que la collecte de données, l’analyse et la visualisation montrée donne en outre des conseils précis et spécifique à chaque activité afin d’aider les dirigeants de TPE-PME à améliorer leurs performance, et à lancer le processus itératif évoqué plus haut. A vous de jouer !